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Les progrès
de la technologie numérique appliquée à l'acquisition
et à la gestion de données géoscientifiques,
à la cartographie et à la publication de documents
ont transformé la collectivité géoscientifique
canadienne. Avec cette transformation, toutes les commissions géologiques
provinciales, territoriales et fédérales ont commencé
à chercher des méthodes plus efficaces pour partager
leur savoir. L'élaboration du Réseau canadien de connaissances
en sciences de la Terre (RCCST) établira des liens entre
les commissions géologiques gouvernementales et peut-être
même avec les universités et le secteur privé.
Le Comité
national des commissions géologiques (CNCG) a parrainé,
en 1998, le premier
atelier sur le RCCST rassemblant toutes les commissions géologiques
au Canada. Les participants se sont entendus sur la nécessité
d'élaborer un nouveau RCCST pour maintenir la position de
chef de file du Canada en matière de production de données
géoscientifiques destinées à la mise en valeur
durable des ressources et à la bonne intendance de l'environnement.
Ils ont également conclu que : chaque commission gérerait
et tiendrait à jour ses bases de données et déterminerait
quels renseignements seraient intégrés en priorité
au RCCST; chaque commission déciderait de son degré
de participation et de financement; que les responsables du RCCST
recommanderaient des normes, des modèles de données
et des méthodes pour intégrer les couches de données
importantes; le CNCG gérerait le RCCST et créerait
une structure de gestion qui préciserait les détails
et les exigences de son développement.
En
juin 2000, le CNCG a tenu un deuxième
atelier sur la création du RCCST, au terme duquel les
recommandations suivantes ont été faites. Premièrement,
il faudrait découper le modèle de données en
plusieurs composantes correspondant à autant de disciplines,
déterminées par la diversité des données
géoscientifiques. Deuxièmement, l'élaboration
du modèle commun de données géoscientifiques
devrait être coordonnée par une équipe qui se
consacrerait exclusivement à cette tâche. Troisièmement,
et c'était la priorité absolue du RCCST, il faudrait
dresser un catalogue exhaustif des données et des publications
géoscientifiques du gouvernement du Canada, et créer
un moteur de recherche pour les retrouver sur Internet. Finalement,
il a été décidé que la gestion du RCCG
devait être confiée à un bureau de programme
permanent composé de deux employés à temps
plein ayant une expertise reconnue en gestion de l'information géoscientifique.
Il élaborerait une vision et un plan
d'affaires, établirait un plan de communication incluant
un site Web, publierait les résultats obtenus par les groupes
de travail et chercherait du financement pour le RCCST. Avec le
financement de départ de l'Initiative géoscientifique
ciblée, tout était en place pour commencer le développement
du réseau.
Dès octobre
2000, le Comité directeur du RCCST était créé.
Il se compose de représentants de tous les organismes membres
du CNCG et est chargé de formuler des recommendations sur
la vision et les priorités du RCCST. Un sécrétariat
était en place pour s'occuper de la gestion du RCCST et un
groupe de travail a également été formé
pour créer un catalogue
de données. Un premier modèle de données
était élaboré.
Au début
de l'année 2001, GéoConnexions
s'est joint au projet de RCCST en donnant du financement additionnel.
Un deuxième groupe de travail a été formé
pour proposer des solutions techniques à l'intégration
des différents types de données scientifiques.
De plus, six groupes de travail disciplinaires ont été
formés pour se pencher sur des questions de normalisation
ou créer des outils propres à leur discipline pour
le RCCST. Au cours de l'année 2001, plusieurs de ces groupes
de travail ont commencé leur propre petit projet
visant à améliorer le RCCST et ses outils de recherche
d'information géoscientifique. Dès la fin de l'année,
on avait fini de réunir un grand nombre de collections de
données destinées au catalogue de données et
on avait mis au point un moteur fonctionnel de recherche de métadonnées.
Bien que les
groupes de travail aient eu à surmonter différents
problèmes, on a très bien saisi l'importance et l'impact
de leurs travaux à la conférence de l' Association
canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (ACPE) tenue au mois
de mars 2002. Les organismes scientifiques fédéraux,
provinciaux et territoriaux continueront de collaborer pour assurer
au Canada une position de chef de file mondial du Canada et poursuivre
le développement du RCCST.
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